7.2.14

Pluie = musée !

Ce début d'année est bien mouillé... Comme j'ai peu d'espoir qu'être arrosée ne me fasse encore grandir, j'ai décidé d'aller me réfugier dans le musée de Cahors où se trouvent actuellement une exposition du peintre Valentin, ainsi que des œuvres de Fabrice Pinte et un travail autour de la prison qui vient de fermer de J-Pierre Rodrigo.
Comme j'y amène les élèves de ma classe de maternelle le lundi, j'ai envie de m'y replonger le week-end précédent... Et j'ai un œil particulier sur les jeux de chaises et de lumières.


S'asseoir ? Tourner le dos ? s'asseoir seul ou à plusieurs ? pour contempler cette toile de Charles Mellin dont le cadre de velours cramoisi appelle le regard des chaises...


Dans un couloir sombre, mon regard est happé par une lumière qui provient d'un cabinet de curiosités... une fenêtre étroite qui oblige à regarder comme à travers un trou de serrure ! Tiens, j'y retrouve les masques dogons déjà dessinés lorsqu'ils étaient invités vedette d'une autre expo ! Alors je m'assois sur la moquette, quitte à boucher un peu le passage... mais les visiteurs ne sont pas très nombreux !


Allez, je monte à l'étage retrouver les tableaux de Valentin... des séries de pins... Dans cette salle, les 25 tableaux carrés nous offrent la courbe du soleil le temps d'une journée  de septembre...


Toujours Valentin et ses deux pins, toujours des carrés, mais cette fois de grands formats... des saisons différentes,  toujours cette même vue... et surtout, quelle lumière !


Le lendemain, j'ai envie de poursuivre mes croquis dans ce lieu... j'avais juste oublié que c'était le premier dimanche du mois , que l'entrée était gratuite... ce qui signifiait plus de monde ! Je reste un moment dans cette pièce à la lumière mauve... Une vidéo sur le mur avec une musique un peu lancinante... c'est la salle des vestiges. Juste devant moi deux angelots sans tête et sans jambes s'enlacent devant un pigeon (j'allais dire à leurs pieds... désolée ! ;))


Je file au fond du musée, dans cette pièce toute noire... Elle figure l'univers carcéral. En effet, la prison de Cahors a été fermée il y a quelques mois; Jean Pierre Rodrigo y a fait quelques peintures. Sur les murs autour, de toutes petites photos de la prison en noir et blanc que l'on regarde à l'aide d'une petite torche. Je m'en saisis afin d'éclairer un peu mon carnet et dessiner cette cage qui provient du pont Valentré. Elle aurait servi à immerger des suppliciés... Une salle qui fait un peu froid dans le dos !



Je suis retournée dans le musée le mercredi, ayant les œuvres faites par mes petits élèves à récupérer (temps de séchage !)... du coup, j'en profite pour ressortir mon carnet. Cette fois, j'ai le musée pour moi toute seule, pas un chat !
Encore un contraste qui m'amuse entre cette pièce aux dorures baroques et les œuvres de Fabrice Pinte (encres sur écorces) et toujours des chaises à croquer !


Enfin, une salle à l'aspect cosmique avec un superbe éclairage, une fois encore ! Au mur et dans les vitrines, de nouveau des encres de Fabrice Pinte sur différents supports, des coquilles de noix aux feuilles mortes...
Au fond, on devine le couloir sombre dans lequel j'ai dessiné le cabinet de curiosités et tout au fond, la salle sur la prison... ça y est, la boucle est bouclée !









3 commentaires:

Bénédicte Klène , chronicroqueuse a dit…

Très jolie série ! plein de charme !

Anonyme a dit…

oui beau travail concernant cette série !
georges febvre

Bigoudene Sylvie a dit…

Merci à vous... J'aimerais bien voir le retour du soleil tout de même !