12.3.14

TRI

Au labeur, je trie des papiers, des courriels, des boites mails, des factures, des conventions, des appels, des infos, des tableaux.... etc...
A la maison, je trie le verre, le papier, mes vêtements dans les étagères, les bonnes idées des mauvaises idées etc....
Alors pour ma destination croquis (longtemps reportée au prochain WE à chaque nouveau WE), c'est de manière très déterminée qu'en ce jour de mars, j'ai choisi de trouver le moyen d'accéder à la gare de triage de Montpellier, qui elle trie les wagons et les trains, celle qui me fait envie quand je reviens en train depuis Toulouse, lorsque le train perd de la vitesse pour s'engager doucement et arriver à faible allure à la gare, le moment où debout près de la porte de sortie, on est bien balloté de gauche à droite, suite au passage de la zone de triage justement.











Le périple commence sur une selle de vélo, à franchir de nombreux ponts de voies ferrées, à s'approcher de la zone convoitée, pour se rendre compte que nombre des accès sont impossibles (pour cause de rocade à grande vitesse, de grillage, de talus, de lotissements d'HLM), et, enfin, enfin, au fond d'une impasse, alors que j'allais finalement abandonner, au fond de cette impasse, en haut d'un chemin qui grimpe bien, la gare de triage s'offre à nos yeux (mon homme est du périple, en chasseur d'images).
Ici certaines voies se finissent dans l'herbe folle, ou donnent sur des wagons transformés en habitation d'appoint pour les cheminots qui ne peuvent rentrer chez eux lors des longs déplacements (c'est mieux que les Formule 1) :



Le responsable de la gare de triage n'a pas manqué de nous remarquer depuis sa cabine :

Il a donné des instructions très claires à mon chasseur d'images qui s'approchait trop près des rails des trains en circulation... moi, il m'a dit que j'avais l'air très sage assise sur une traverse avec mon carnet. Il nous a raconté la vie des aiguillages, passionnant. J'ai bien écouté tout en profitant de la vue de belles colonnes de wagons, ici un extrait :




Je sens qu'on reviendra souvent, l'endroit est très tranquille, avec des jardins potagers des cheminots et des locaux, avec les oiseaux qui chantent, et les trains qui passent et repassent.... surement revenir pour finir cette dernière vue :




Liner, feutres Fabercastel, aquarelle.

6 commentaires:

Monique J a dit…

Bonne idée que d'aller fouiner dans les friches pour ce reportage qui pourrait être publié dans la revue "la Vie du Rail".

DESCHAMPS Christine a dit…

Un excellent moment partagé en votre compagnie, dans un coin improbable ! Tes dessins rendent super bien l'ambiance et tes petits textes donnent envie de te suivre dans tes aventures ! Bises de Bourgogne !

Mr Tazab a dit…

Excellent!

Catherine Gout a dit…

Superbe Silke !! C'est tellement sympa de nous emmener sur ton porte-bagage visiter cette incroyable parenthèse plantée au beau milieu de récits de voyages, réels et imaginaires ^^ , chapeau !!

Bigoudene Sylvie a dit…

j'adore cette mise en poésie de lieu qu'on pense en être dépourvus !

André Scobeltzine a dit…

Je croyais connaître tous les endroits secrets de Montpellier. Merci de m'en faire découvrir un de plus.