20.9.16

Quelques patrimoines accessibles !

Ce week-end était tourné vers la culture, voir ce que l'on ne voit pas habituellement et le partage du bitume pour parfois attendre… Les Journées Européennes du Patrimoine. Les JEP pour les intimes.

Cette année, un mail de Radio France vu à temps nous a permis de réserver des places pour venir suivre la répétition de l'orchestre de Radio France, samedi après midi, dans le Grand Auditorium.
C'est l'occasion de combiner  le plaisir des yeux et celui des oreilles!
C'était la première répétition de la symphonie n°1 de Mahler. Étant moi-même musicien amateur (Clarinettiste dans l'orchestre EDF), j'ai eu un plaisir amusé de voir que les pros sont aussi dissipés que nous, les amateurs, et finalement ne donnent aussi le meilleur d'eux même qu'après 20 minutes de répétition !
Par contre ils jouent juste tout le temps, ont de splendides intentions musicales… ça c'est parfois plus dur à obtenir pour nous (et tous en même temps) !

Hall de Radio France. Dans la réalité le ciel étais gris mais ça ne m'amuse pas de peindre du gris !

Je profite des quelques minutes avant le début de la répétition pour croquer les balcons et l'orgue de l'auditorium. Ce qui est étonnant c'est que le croquis est fermé, exactement à l'image de cet auditorium. Il ne laisse pas la place pour échapper le regard. C'est finalement logique puisque construit en cercle autour de la scène, il est très focalisant.
Grand Auditorium de Radio France
Je pense tenter une série "auditorium" de Paris puisque je vais jouer en juin prochain à la Philharmonie… beau sujet de croquis !
C'est après un second concert, de musique de Chambre, au studio 104, que nous concluons cette journée Sketch'and'music!

Le dimanche étais l'occasion pour moi de retrouver quelques collègues croqueurs parisiens à la piscine Molitor. Le sort du succès de son ouverture exceptionnelle en a décidé autrement. Cette piscine des années 30 a été transformé en hôtel ***** depuis un an. Impossible d'y accéder en temps normal, bilan, 2 heures de queue. Du coup, je me suis échappé dans les serres d'Auteuil, ayant peu de temps devant moi pour profiter.
La rencontre avec ce lieu m'a charmé. Il n'est pas si aisé de le croquer car les serres sont massives et la régularité de leurs structures difficiles à capter. Qu'à cela ne tienne, l’intérieur et les plantes m'ont autant inspiré que les bâtiments.
Serres d'Auteuil, dédié aux orchidées
J'ai regretté de ne pas pouvoir rester et profiter plus de ce calme, mais je prévoit d'y retourner pour faire une thématique fleur et plantes!
Serre d'Auteuil, l'exotisme végétal surmonté d'un clocher bois plutôt Normand ?

La péche aux coques de cette année



Toute visite du littoral Breton m'oblige à une petite cueillette de coques.
Dans le petit port de Loguivy en Tregor


Dans la baie de Rothéneuf - Saint Malo -



remous de fond de baie à Locquirec


   Amateur de bateaux et de dessins de j'ai eu la chance de voir l'extraordinaire exposition des carnets, peintures, gravures du grand maitre en la matière, Yvon Le Corre au château de La Roche Jagu près de Tréguier.
   .

Une des salles, l'expo occupant  pratiquement tout le chateau.

   Une visite guidée exceptionnellement par Yvon Le Corre qui est venu d'une manière totalement impromptue. Donc 1 heure 30 de visite avec l'auteur, œil bleu toujours acéré, marin sensible et parfois rugueux pour un petit groupe de 10 /15 personnes et des histoires des histoires.... Quel plaisir ! Mème pas pensé faire la photo, c'est dire...










11.9.16

Le Français Tabarnacle


                Éternel Caribou (tête) dans une boutique Amérindienne du Vieux Montréal.

En quittant les Charentes, transportée dans ce merveilleux pays du Canada, j'ai pu retrouver le bon Français. Sous un ciel tranquille et chaleureux du mois d’Août, j'ai été émerveillée par l'humanité du peuple, les grandes découvertes, les villes et les vastes paysages...


Promenade dans le ville de Québec


8.9.16

Rentrée en Tonnerrois

Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas emmenés faire un petit tour en Tonnerrois.  Vous savez, ce petit coin de France oublié de tous dans le Nord de la Bourgogne... Il y fait toujours aussi bon dessiner.  La Fosse Dionne, notre résurgence de type vauclusien, se porte à merveille.  La sécheresse de cet été a un peu fait baisser son niveau, mais l'eau y coule toujours aussi claire et les touristes adorent s'y tremper les pieds. 


 Et  puis il y a aussi le quartier de la Halle Daret, que la Municipalité entend rénover petit à petit.  Les élèves de l'ENSAAMA sont venus y ajouter leur patte, en prenant possession de l'un des pignons aveugles qui plombait la perspective.



4.9.16

15 Aoüt à St Amand de Coly , 38°

Le 15 Août à St Amand de Coly se tient un concours de dessin . Je ne m'y suis pas inscrite mais j'avais promis à Léya , 12 ans  qui habite à côté de chez moi , de lui tenir compagnie car elle avait décidé d'y participer.
Cette journée c'est transformée en un très sympathique mini sketchcrawl à deux . J'ai pris un bout de feuille que j'ai plié ( Clairefontaine demi satiné pour info ^_^ ) et nous sommes parties nous promener par une chaleur écrasante ,  peu à peu la recherche de l'ombre est vite devenue un facteur important de nos choix de sujets .

La petite histoire est écrite avec les dessins . Je retourne à la fraicheur de la grotte en attendant un retour sous les rayons du soleil 8-) , bonne rentrée à tous !!

3.9.16

Du coté du Beaufortain

Voici quelques espaces du massif du Beaufortain que je voudrai vous faire partager après ces vacances d'été définitivement ensoleillées (trop sympa!!).

Après mon périple itinérant dans les Bauges, nous choisissons la simplicité pour la suite des vacances en décidant d'aller planter notre tente dans le massif voisin: Le Beaufortain.
Inutile de vous dire que son célèbre fromage est littéralement partout, disponible à n'importe quelle altitude et même proposé à n'importe quelle heure (des fois que l'on ai un manque convulsif) devant la fruitière par l'intermédiaire d'un distributeur !


Nous tombons sous le charme de ce massif qui est dense, très intime par ses trois vallées qui le compose, et joyeux en couleur avec ses verts dense et le minéral en juste quantité. Ce massif est à associer automatiquement avec le Mont Blanc qui est face à nous et devient le compagnon des visites et balade. Sa rencontre est parfois de manière étonnante au détour d'un virage dans le rétroviseur par exemple...

Puisque nous avons les jambes en béton après nos marches de la semaine passée, nous décidons d'aller faire le tour de la Pierra Menta, simple éperon rocher, massif et isolé sur une crête. C'est l'occasion pour moi de profiter des pauses dans les montées et descentes pour croquer ce sommet sous tous les angles. j'adore !

Montée à la Pierra Menta
Cette randonnée est très romantique puisque nous remontons un vallon en direction du Mont Coin, pour ensuite rejoindre le Lac d'Amour, enfin venir frôler la base de la Pierra Menta pour  replonger sur notre point de départ le Lac de Roselend.
Vue sur le lac d'Amour et le Mont Blanc

L'ascension de la Pierra Menta est bien sur hors de notre portée car réservée à la pratique de l'alpinisme exclusivement. Nous profitons d'ailleurs du spectacle de deux hommes qui en font l’ascension et finissent par être visible au sommet, comme deux points minuscules. Sensations!

Ce tour nous laisse groggy, la partie minérale étant très abrupte et vertigineuse. Le lendemain est donc destiné à profiter du confort de la voiture pour découvrir le val de Hauteluce et ses nombreux villages au cachet assuré.
Le contraste de nos architectures urbaines!!
Le hameau de Belleville est l'un des hameaux les plus charmant avec son église du XIIème siècle.
Nous pouvons à chaque fois constater le grand respect qui a été fait aux architecture et matériaux des chalets traditionnels. Ceux-ci sont systématiquement accouplés avec un petit chalet mitoyen destiné, à l'époque, à stocker loin du foin les trésors de la famille.
Chapelle de Belleville vue de part et d'autre
La redescente de ce vallon me permet de faire un petite pause à Saint Sauveur puis Hauteluce avec son joli clocher à triple bulbe.

Les jambes reposées, nous profitons du soleil toujours présent pour monter le lendemain au col du Joly et de la, rejoindre l'aiguille Croche. En chemin, le futur Beaufort est en préparation ... au moins dans sa phase initiale qu'est la collecte du lait en altitude. Bruit des cloches, odeur mélangées de bouse et de lait, le tout dans un bruit marqué de succion car nos chères vaches sont traites mécaniquement ici.
Clocher de Hauteluce et l'aiguille Croche
L'aiguille Croche surplombe Mégève de plus de 1000m de falaises de chistes, et permet de rejoindre le Mont Joly par une crête offrant un belvédère à 360° formidable. Du coté nord-est s'impose tout le massif du Mont Blanc, sans aucun nuage. Je me pose donc, m'équipe pour me protéger du soleil, et en avant le croquis panoramique.
Le sommet se voit ici dans un angle très différent de Chamonix. Le dôme du Gouter parait bien petit, alors que celui du Miage est plantureux. Difficile de ne pas enchainer sur un croquis de la Vanoise plus au loin mais on me rappelle à mes obligations de marcheur ;-)
le Mont Blanc vu du Mont Joly
Dernière journée dans ce massif pour découvrir en voiture le vallon d'Arêche et regarder si le Tour du Beaufortain pourrai être bien une de nos futures rando itinérantes ...
Cornet de Roselend et Vallée d'Arêche

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2016, Beaufortain