8.1.20

Noël à Toulon


Il est toujours réconfortant de revenir dans sa famille pour fêter Noël. On y retrouve nombre de madeleines de Proust, qui nous accompagnent au fil des ans. Pour ma part, ceux qui me connaissent le savent, je suis très attachée au Noël provençal, riche en symboles. Noël n'est pas forcément synonyme de grand vieillard barbu et de neige de pacotille!
Ma mère prend cette fête également très au sérieux et s'emploie à décorer son salon avant même Décembre. Elle y mixe les Noëls qui l'intéressent: la crèche provençale, massive, sur trois niveaux, le sapin de Noël, et nombre d'objets de pacotille chinés ici et là. Je m'amuse chaque année à dessiner quelques uns de ces objets, sans but précis, pour en créer un aperçu de cette mosaïque un peu spéciale: un panettone (italien), des santons Carbonel, un moule à speculoos venu de Belgique. Plus surprenant mais après tout assez ingénieux: même l'euphorbe de l'entrée a été décorée selon le thème du moment.
Le 1er janvier je me suis extirpée de la maison pour faire mon traditionnel premier dessin de l'année: une fontaine, dans la lumière de fin de journée d'hiver, dans le centre de Toulon.

Bonne année à tous, qu'elle soit remplie de carnets et de beaux dessins!





7.1.20

Les Urban Sketchers nantais dans les starting blocks pour 2020

Les sketchers nantais sous l'horloge du Passage Pommeraye

Ce samedi 04 janvier nous nous retrouvions pour la sortie mensuelle du groupe et quelle joie de voir autant de croqueurs réunis : on a frôlé la trentaine ! Il faut dire que le lieu proposé ne laisse pas indifférent : le Passage Pommeraye est l'un des joyaux architecturaux de Nantes. Qui dit passage couvert, dit liberté de dessiner à l'abri du vent, du froid ou de la pluie qui s'invitent souvent en cette saison.


Aliette Gousseau

Nous avons profité des derniers jours d'installation des décorations de Noël pour croquer l'ambiance féérique du lieu, et soit dit en passant, ces tâches de couleurs sont bien pratiques pour simplifier ou occulter des détails architecturaux casse-têtes !

Perspective, ornementations, ombres et lumière, succession de plans, foule de visiteurs en mouvement, grévistes et CRS traversant furtivement, il y en a eu pour tout les goûts, il fallait vite faire un choix de sujet au risque de perdre la tête devant tant de frénésie.




Benoit Lesne

Fabienne Raimbaud


Les sapins ont parsemé les carnets de leur couleur rouge écarlate, associée au blanc des sculptures allégoriques en terre cuite de Jean Debay. Le Commerce, l'Industrie, l'Agriculture, les Beaux-Arts, le Spectacle, les Sciences et le Commerce maritime sont visibles en plusieurs exemplaires autour de l'escalier, au premier et au deuxième étage du passage.





Gilbert Héry
Olivier Dor





















Le deuxième sujet le plus représenté est l'escalier. Avec ses grandes marches en bois et ses rambardes ornementées de figures animales et mythologiques, conçues par le menuisier-modeleur Lotz et fabriquées par la fonderie Voruz, il attire le regard et en impose. Ses marches ont été changées entre 2014 et 2015 et sont faites dans de vieux chênes de 200 à 300 ans ! Il permet de pallier à un dénivelé de 9 mètres entre la rue de la Fosse et la rue du Puits d'Argent et de relier sans effort la place du Commerce à la place Graslin.


Serge Nédélec
Stéphane Nantua
Nathalie Donf
 Philippe
Charles Poulain
Charline Moreau





Maria Ramos Ocho
Visiblement, tout le monde s'en est sorti indemne, au vu des nombreux dessins réalisés !

La prochaine rencontre est prévue pour le 25 janvier, jour du sketchcrawl

Plus d'infos et photos sur le groupe Facebook : Urbans sketchers Nantes et sur Instagram

6.1.20

PLUS QUE PIERRE

C'est le nom de l'exposition qui est en cours de démontage ces jours-ci à la collégiale Saint-Martin à Angers. C'était la carte blanche de Xavier Veilhan pendant trois mois à l'intérieur de cette église médiévale ouverte, entre autres, aux arts visuels contemporains.

Plus connu pour son Rhinocéros rouge, le Carrosse au château de Versailles, ses grands mobiles ou son studio musical au Pavillon français lors de la biennale internationale de Venise, l'artiste a imaginé à la collégiale, une proposition scénographique totale, en dialogue avec le monument angevin, ponctuée de la présence de quelques statues et baignée de la lumière de sa Light machine.

Le choix de modules en cartons et en bois a pu dérouter, voire braquer, certains visiteurs, mais beaucoup d'autres ont été sensibles à cette intervention qui renouvelait le regard sur la collégiale, la collection permanente de sculptures.

Harmonie des matériaux, des tonalités colorées, des formes... Dialogue, jeux de regards entre ses représentations figurées contemporaines et les sculptures religieuses du passé, présences silencieuses à demeure dans l'église.

A la veille du démontage, j'y suis retournée pour tenter de mettre sur le papier un peu de cette exposition.
Je partage aussi ce premier dessin réalisé fin octobre, assise au sol dans le chœur, tournée vers la nef et le transept. Dans ce dernier, le vaste volume sous le clocher étêté, était suspendue cette oeuvre créée in situ. Noyau de bois et volumes de cartons agglomérés, comme "aimantés", la Suspension rendait "palpable" tout le volume de cet espace.
Pas facile à dessiner car sensible aux passages des visiteurs, aux infimes courants d'air, la Suspension tournait dans un sens ou l'autre, légèrement pour ne pas être perceptible à ceux qui lui jetaient un bref regard, mais suffisamment pour brouiller les repères quand il s'agissait de la dessiner !

191027_collegiale_expo_veilhan_bd

Dans ce premier dessin hier, je voulais m'atteler au dispositif de "paysage" dans la nef, fait à partir des mêmes volumes de cartons et de bois, certains servant de socles à des statues.
Sur une base au critérium (n'en déplaise à une enseignante qui a fustigé une de ses étudiantes pour l'emploi de cet outil alors que j'étais de surveillance, je le garde !), j'ai enchaîné à l'aquarelle, cherchant à rendre les variations des teintes, changeantes par la lumière mouvante de la Light machine. Avec mon format paysage, bémol ou pas au résultat de ce dessin, certaines sculptures sont tronquées. 

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Ce troisième croquis, plus rapide, au crayon et aquarelle, est rehaussé par du feutre pinceau Faber Castell que je redécouvre, ici avec les teintes "Earth green" et "brique".

Pour les derniers croquis en fin d'après-midi, je m'attarde sur le visage du "saint Jean" de Xavier Veilhan, double d'une des statues en terre cuite de la collégiale. En mousse, le rendu de surface avec les petits rehauts, "picots" de matière, résulte de la technique et du choix de l'artiste. En arrière, c'est une autre de ses statues à facettes, haute d'une trentaine de centimètres en chêne et qui est l'artiste lui-même. Un croquis de quelques minutes avec le crayon à la mine multicolore, choisi sans trop réfléchir au résultat. 
   
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L'expo en photo, c'est aussi sur l'instagram de la collégiale

Et pour le mot de la fin, belle année de croquis et de rencontres autour du dessin

1.1.20

Les voeux de Nicolas globe croqueur pour cette année 2020

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Je vous souhaite à toutes et à tous, en particulier aux sketchers contributrices et contributeurs sur ce blog ou non, par ce que nous sommes nombreux, une très belle et heureuse année 2020.

Pour ma part, je m'"atèle" à un des endroits architecturalement très intéressant dans Paris, la Place des Victoires (sujet très certainement récurrent sur des prochaines publications).

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Je vous informe  également que je ferai partie des participants d'un événement qui se déroulera au mois de février à Paris dans un lieu prestigieux (je vous laisse un indice avec l'aquarelle ci-dessous) et dans lequel seront associés les Urban sketchers, et, en particulier, sans doute, d'autres contributeurs sur ce blog.

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Nicolas globe croqueur.
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