15.3.19

La Basilique Saint Sernin de Toulouse, du portail au chevet, mars 2019



Lors d'une escapade toulousaine, j'ai choisi d'aller croquer, dessiner et peindre un des monuments emblématiques de la ville rose, à savoir ce joyau de l'Art Roman qu'est la Basilique Saint-Sernin. 

J'ai, bien sur, commencé par le portail, plus "rustique" que le reste du monument, à mon avis.

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L'édifice actuel commencé au XIe siècle, succède à deux basiliques, la première édifiée au IVe siècle et la seconde, à partir du Ve siècle.

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Ce monument est une des plus importantes constructions de style roman dans le sud de la France et la flèche du clocher a très probablement été terminée au XIVe siècle.
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Un certain raffinement architectural caractérise la tour octogonale sur une hauteur de 67 mètres sur cinq niveaux, essentiellement en briques mais aussi complétés par des colonnes et des chapiteaux en pierre.
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Le meilleur atout architectural de Saint-Sernin se découvre au chevet de l'édifice, notamment grâce à une succession de chapiteaux élégants. 
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Comme sur de nombreux monuments français, Viollet-Le-Duc est intervenu sur la restauration de l'édifice, plusieurs années après que Prosper Mérimée eut obtenu son classement comme monument historique.

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Et c'est sur le versant nord du cœur  de la Basilique que j'achève cette publication. Il est, bien entendu, à souligner que Toulouse et son emblématique monument est une étape importante des pèlerins sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle.
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C'est tout, pour le moment.

Nicolas globe croqueur.
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11.3.19

Un passage au carnaval de Bailleul


Le carnaval de Bailleul n'est pas celui de Dunkerque. Tout aussi coloré, sa saveur est plus douce, plus familiale également. C'était pour moi mon premier carnaval dans cette ville.

Pour ceux qui ne la connaisse pas, Bailleul est une belle ville à l'architecture typiquement flamande et très bien conservée. Un bel écrin pour cet événement.

Comme partout la grande parade à 14h30 allait défiler dans la ville. Mais le plus intéressant était sans doute la messe à 10h30 en présence de l'évèque, d'écossais en kilt et armés de leur cornemuse et surtout de centaines de carnavaleux !Une mosaïque rare et haute en couleur. Une merveille à croquer.
L'après-midi de nombreux carnavaleux, les plus jeunes et les plus en forme s'apprêtaient à reprendre le train pour finir la journée à Dunkerque.













23.2.19

Reprise d'activité, enfin !


Le soleil est de retour dans la campagne icaunaise et il est grand temps de reprendre nos petites habitudes de sketchers de plein air. On attendra encore un peu les verts tendres du mois prochain, mais l'exaltation est déjà là !

15.2.19

La Tour Eiffel dans tout ses états

Ce samedi 2 février 2019, à l'initiative d'une contributrice active sur le blog des Urban sketchers Paris), nous nous sommes retrouvé(e)s pour passer une matinée sur l'Esplanade du Trocadéro, dans le but de nous faire travailler, comme elle dit," en nous faisant sortir de notre zone de confort".

Le thème choisi était le monument emblématique de Paris que je ne présente plus.

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Nous avons commencé par une esquisse rapide de 10 minutes, pour capter l'essentiel, avant de poursuivre par un dessin de la main gauche pour les droitiers et de la main droite pour les gauchers, puis un autre dessin en ne regardant que le sujet (pour cet exercice, j'avoue avoir triché un peu). 

Je m'était mal couvert et en grelottant, je reconnais qu'avoir la tremblote permet de rendre un effet graphique plutôt intéressant.
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Le défi suivant consistait à zoomer sur un détail du monument à dessiner sur une dizaine de minutes.
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Autre exercice, effectuer un rendu à l'aide d'outils multicolores...
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... avant de peindre en direct en aquarelle sans dessin préalable, puis rehausser au crayon aquarellable.

Autre "piste graphique" proposé, alterner la couleur et le trait monochrome en délimitant des surfaces. Petit effet "seventies" garanti.
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Et pour terminer, le défit consistait à composer autour d'une tour Eiffel toute petite sur la page. Quelques participant(e)s et moi même, qui n'en pouvions plus de grelotter, avons choisi de nous mettre au chaud en précédant le groupe au café avant de tous nous retrouver pour un débriefing.
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Pour ma part, mon prochain rendez-vous aura lieu en juin 2019 au Palais Royal, l'objet d'une nouvelle publication sur ce blog.

C'est tout, pour le moment.

Nicolas Globe croqueur.

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1.2.19

Ca déménage .....

Des horizons variés ..

2018 a été riche en mouvements... Départ de Pontoise ... sans regrets ....installation provisoire en Bretagne Sud ... histoire de faire des balades et quelques croquis :

Avec les Croqueurs Lorientais:


.. ou ceux de Camaret:






...ou encore seule:





Et puis il y a eu cet extraordinaire séjour en Nouvelle Calédonie:




Et le plaisir de découvrir le Sud de la Grande Terre et de dessiner avec June:


Et enfin, l'installation définitive en Morbihan avec le bonheur de la proximité de l'océan, les compagnons de croquis de Lorient , de Quimperlé et de Ploemeur...


Bref, de quoi remplir les carnets !!







27.1.19

L'art d'oublier son carnet !!

La période des fêtes de fin d'année est terminée et le temps pour croquer c'est drastiquement amenuisé  par toutes ces heures passée au boulot :-)

Ces congés passés m'ont permis de passer quelques jours dans la vallée de Modane, plus précisément à Aussois, mais également plus au fond de la vallée pour faire du ski de fond à Bessans.

Préparation de mon matériel, en mode automatique, avant de descendre en voiture. Arrivé à Aussois, un peu de neige, un superbe soleil, une température supportable en polaire. On peut parler de conditions idéales pour sortir croquer après être descendu des ski de skating!
Mais surprise, mon carnet Hahnemuhle étais resté sur le petit meuble à Paris... J'ai bien le reste mais pas le support. En 20 ans de croquis, je crois que c'est la première fois que je l'oublie. Frustrations ...

Ouverture un peu agacé de mon sac de matériel de dessin que j'avais emporté et je redécouvre un vieux carnet kraft légèrement cartonné que j'avais commencé il y a au moins 6-7 ans sans grand enthousiasme à l'époque. J'avais pris aussi une micro boite de 5 pastels secs allant du blanc au bleu soutenu que je n'avais pas encore utilisé.

Me voici donc partant avec ce carnet imprévu, sortant par la force des choses de ma zone de plaisir habituel de croqueur.

Le premier croquis fait plutôt penser à un rodage. j'utilise mon feutre rouge et finalement le pastel se cherche. Mais je découvre combien le grain du papier vient raconter les milliers de reflets que la neige offre. Le ciel bien écraser et dire trop d'une nature qui est résumée à des formes, des ombres et reflets et dire des volumes subtils.
Le sujet de ce croquis m'est familier puisque je l'avais déjà croqué il y 4 ans: la Pointe de Bellecombe. Il est déjà 16h, les ombres s'étirent !

Pointe de Bellecombe (vue depuis Aussois)
Il suffit de me retourner pour me trouver en contre plongée du Roc des Corneilles que j'ai fait en randonnée pédestre cet été et ou se trouve le Trou de la Lune (https://flic.kr/p/27GvhBN). J'y confirme mon idée de mélanger l'aquarelle pour les premiers plans, les pastels pour les sommets, le tout à l'encre comme croquis de base. Toute la place est laissée à la lumière que le pastel révèle.

Roc des Corneilles (vue depuis Aussois)
Ces mélanges m'apportent une grande satisfaction d'autant que ce n'est pas la première fois que je m'attaque à ces paysages de neiges. Le contraste avec le fond en Kraft est trop sympa. A la fois, il enlève toute la lumière de l'aquarelle mais en même temps il fait exploser la lumière de la pastel sèche. J'avais beaucoup fait de pastel sec au début des années 2000, sur papier journal, des portraits africains et indiens, dans le style de Titouan Lamazou. J'avais, à l'époque, beaucoup aimé cette lumière que le pastel sec donne en reflexion.

C'est donc en me tournant vers le Mont Froid, plus à l'est de pointe de Bellecombe que je décide de plus investir dans les ombres/lumières, mon thème préféré après l'architecture.
Mont Froid (vue depuis Aussois)
 Ne restais plus qu'à remonter sur les ski de fond le lendemain, en emportant en plus de mon eau, mon carnet et porte plume, pour, après quelques kilomètres, faire une pause face au Grand Roc Noir, avant ensuite d'entamer la descente vers les Sardières (qui soit dit en passant manquait vraiment de neige pour ne pas finir à l'hosto à la sortie des virages verglacés ...).
Qu'importe, entre les arbres, cette chaine très massive émergeait avec beaucoup de sérénités. Le croquis s'imposait! Sur la gauche, la pointe de Lanserlia marque notre point de départ de notre randonnée itinérante que nous avons fait l'été dernier autour des Glaciers de la Vanoise (https://flic.kr/s/aHsmoZieAB). Ce n'est pas si souvent que je reviens en hiver sur un lieu de randonnée itinérante et je suis frappé de voir cette montagne devenue inaccessible par les quantités de neige.

Massif du Grand Roc Noir (vue depuis les hauteurs de Sardière)
La neige fondant à vue d'oeil, nous rechaussons les chaussures de randonnée pour tenter d'apercevoir les chamois sur l'éperon de Chatalania. Sans succès puisqu'une famille a élu les belles pentes de ce belvédère pour faire de la luge ...
Un petit chalet, avec un banc m'offre une vue panoramique sur l'aiguille de Scolette qui surplombe Fréjus. Je peut dans ce croquis me plonger dans cette vallée sans chemin de randonnée, mais qui me plairai bien d'explorer au autre été.

Aiguille de Scolette (vue depuis l'éperon de Chatalania)

Les pistes de Sardières étant définitivement très dures, je prend la voiture pour aller skier plusieurs fois à Bessans. Au retour, je fais une pose en voiture, face à la Dent Parrachée et son flanc Est que j'ai croqué cet été depuis le Refuge du Lac Blanc (https://flic.kr/p/2apTTwo).
Cette Dent Parrachée est pour moi comme un comble de la montagne. Majestueuse, inaccessible et juste Grandiose.

La Dent Parrachée (vue depuis les hauts de Lanslevillard)



Le carnet Kraft n'a plus de pages et nous migrons vers le sud du Jura ou la nature est plus en mode automnale qu'hivernale. Fini le croquis pour cette fois ci.

Arrivé à Paris, je cours me racheter un carnet Kraft. Cette expérience improvisée m'a apporté un vrai plaisir de lumière et ombres, dans une palette colorée tout à fait limitée. Je suis déjà près pour la fin février ou je vais retrouver les Bauges, ses falaises calcaires et plein de neige/soleil pour continuer à explorer cette palette "aquarelle-pastelisée".



20.1.19

Où dessiner en intérieur ?

Depuis un an et demi que le groupe Usk Cherbourg en Cotentin existe je me réjouis de ce que cette rencontre hebdomadaire apporte à chacun des participants. En discutant avec les uns et les autres je me rends compte que le côté non obligatoire, gratuit et sans pré-requis répond à un besoin.
Certains se disent timides et sont contents de retrouver chaque samedi matin un petit groupe de personnes que l’on finit par connaître, pour d’autres c’est un bon moyen de commencer le week-end même si pour certains 10 h c’est « beaucoup trop tôt ! » . C’est aussi pour de nouveaux arrivants dans le nord Cotentin l’occasion de faire des rencontres , de partager une passion, une activité commune tout en découvrant la ville.
Lorsque le temps est clément les lieux à dessiner ne manquent pas , c’est un peu plus problématique lorsqu’il pleut et / ou qu’il fait froid. La ville est très agréable mais ici pas de marché couvert, la gare est petite et impersonnelle, les musées sont fermés le samedi matin. 

Nous tournons sur d’autres endroits déjà extraordinaires comme l’ancienne gare Maritime qui accueillit les plus grands paquebots transatlantiques, les églises, certains cafés… Le groupe commence à être connu et des lieux habituellement fermés commencent à s’ouvrir.

 L’an dernier nous avons pu à deux reprises dessiner au sein de la manufacture de parapluies « le véritable Cherbourg », ancienne banque de France, samedi dernier (19 janvier) nous avons pu accéder en toute liberté à la totalité du théâtre à l’italienne de Cherbourg, magnifique lieu habillé de dorures de fresques, de bas-reliefs et de velours qui contraste avec la noirceur et les formes rigides de la scène. Espérons que les lieux exceptionnels continueront à nous accueillir, et je remercie les membres du groupe qui s’attellent à la tache pour solliciter l’ouverture de nouveaux lieux.