10.7.17

Carnet de Bru

La triste nouvelle est tombée en fin de semaine dernière : Bruno Agnès, que nous étions nombreux à connaître sous le nom de Carnet de Bru, nous a quittés brutalement, alors qu'il se préparait, avec son épouse Isabelle, à entamer une nouvelle étape de leur vie, dans une nouvelle ville et une nouvelle maison.  La communauté USk France est sous le choc, car il s'agit là d'une figure incontournable du mouvement, puisque Bruno a été longtemps administrateur du groupe national, ainsi que correspondant du mouvement en Europe.  Nous voulons par cet article lui rendre un hommage ému et exprimer notre gratitude à celui qui, avec talent et bonne humeur, a su accompagner les premiers pas de la communauté en France et imprimer un ton dont il subsistera sans doute toujours quelque chose, parce qu'il était présent dès le début et a laissé sa marque chez chacun de ceux qui avons eu la chance de le côtoyer personnellement.

Un album de dessins et de photos a été ouvert sur la page Facebook d'USk France, auquel chacun est invité à contribuer, mais le fonctionnement des réseaux sociaux est ainsi fait qu'une actualité pousse l'autre.  Nous voulons ancrer plus fermement l'hommage que nous avons envie de rendre à Bruno et le rendre pérenne, car son action était destinée à s'inscrire dans le long terme.  Notamment avec l'organisation de la Rencontre des Suds annuelle, autour d'Hyères, et la création du groupe Flickr Carnets de croqueurs, où beaucoup de sketchers publient aussi leurs dessins.

Petite notes rapides autour d'un barbecue.
Pour ma part, j'aimerais revenir sur les occasions qui nous ont réunis, Isa, Bru, parfois leurs compagnons quadrupèdes et moi, depuis que j'ai rejoint les rangs de la communauté des acharnés du croquis, en 2013.  La première rencontre a eu lieu à Sète.  Bru ne mettait pas de photos de lui sur Internet, et je ne connaissais que ce petit avatar énigmatique qui le montrait vu d'en haut dans son atelier, dans ces teintes bleues typiques de lui, comme s'il posait sur notre monde un regard distancié, ce qui n'était pas si éloigné de la réalité, en fait.  Je crois que je l'ai découvert en chair et en os au cimetière marin et en écrivant ces lignes, je ne peux m'empêcher de considérer ce que ce premier contact pouvait avoir de prophétique.  Mais ne cherchons pas des signes partout, ce qui compte, c'est la chaleur humaine que j'ai tout de suite ressentie à son contact, qui allait se confirmer l'année suivante, quand Isa et lui allaient débarquer à Tonnerre, mon coin de l'Yonne, avec leur camping-car.  L'occasion d'un premier apéro sur le terrain de camping municipal, avec un petit rosé qui allait sceller fermement notre amitié.

J'avais tenté de goupiller un petit safari dans les alentours, avec un passage notamment à Cruzy-le-Châtel pour une foire agricole, où l'église locale allait réjouir son œil averti d'architecte.  La sûreté de son trait m'avait alors ébahie, ainsi que la somme de connaissances qui était la sienne, dont il savait faire profiter les gens sans les assommer, marque d'un caractère affable et humble.  Assorti d'un appétit de vivre de fort bon aloi dans notre région de gastronomie.  Il reparlerait encore longtemps de cette fameuse pizza aux escargots improbable dont il s'était régalé à la Crêperie du port de Tanlay.

Ça, c'était avant de l'avoir goûtée, on sent le doute, quand même...

Détente et concentration à la fois, ce doux mélange cher au croqueur.
 Nous nous sommes revus récemment, à Besançon, en mars.  Isa et lui avaient profité de l'invitation de Marie-Odile pour se prévoir un périple doubiste et revoir des amis du coin.  Une météo exécrable a mis un terme prématuré à leur séjour, et là encore, les mots ont une résonance étrange.  Nous avons néanmoins eu le temps de parler de leurs aventures récentes, en feuilletant leurs carnets si pleins de vie, qui montraient l'émerveillement qui était le leur lors de chaque étape de leurs nombreux voyages.  J'avais bien évidemment imaginé, et souhaité, partager encore bien des aventures graphiques avec eux deux.  Mais les amitiés de sketchers ont ceci de particulier qu'elles sont épisodiques et soumises aux intempéries, ce qui ne les empêche nullement d'être solides et profondes.  C'est quelque chose de tout à fait particulier, vous savez certainement de quoi je parle.  

Un des derniers dessins postés par Bru
Je regarde les dessins de Bru, et j'éprouve comme toujours cette présence qui les animait. Ils resteront pour qu'on continue à boire à la source créative que nous partageons tous, claire et légère, comme ces atmosphères du Sud qu'il retranscrivait si bien.  Bon voyage à toi, Bru, n'oublie pas de croquer et sache que nos prochains dessins te seront forcément un peu adressés...




9.7.17

Leporello : Hyères et le Port de la Cotinière-Oléron

Hello

En ce moment je me teste sur le carnet accordéon nommé si poétiquement "Leporello".
Le premier sur la ville de Hyères, sur papier aquarelle.
Le deuxième sur le Port de la Cotinière à Oléron, sur papier brun, au total 1,6 m.
Le tout à l'encre et aquarelle.
L'avantage c'est que je peux choisir mon papier, mon format et la longueur finale à l'envie.

Encore des progrès à faire sur la finition de la reliure... hum hum... mais le métier rentre...
Merci à Ludivine Alligier et son papa pour leurs gentils conseils techniques.
Ils ont une petite production artisanale très soignée et même sur mesure pour qui veut.

Et pour ceux qui ignoraient, comme moi, l'origine du mot "Leporello" la voici :
Le leporello est une technique de pliage et de collage des pages d'un livre permettant à celui-de s'ouvrir comme un accordéon.
Le mot fait allusion à Leporello, valet de Don Juan qui présente à Donna Elvira la longue liste des conquêtes de son maître, pliée en accordéon, dans le premier acte de l'opéra Don Giovanni de Mozart (Air « Madamina, il catalogo è questo »).


Enjoy Caro  ;O)









6.7.17

Quelques croquis de Juin

Pendant que se tenait la rencontre nationale USK à Lorient, je profitais d'un petit séjour au vert dans le petit village de Saint-Laurent-de-Cuves en Normandie.

Pour la deuxième année consécutive, j'ai été invité à croquer lors du festival "Papillons de nuit". L'occasion pour moi de réviser le répertoire de Renaud (ta ta taaan), de me remettre à jour sur la programmation radio d'aujourd'hui et de redécouvrir les joies du camping...




Pendant plusieurs semaines, le village vie au rythme du festival. Les habitants sont bénévoles et aident à la préparation du site. Ils veillent au bon fonctionnement de la cantine ou, comme dans l'image ci-contre, fournissent tracteur et coup de main lors du changement d'un groupe électrogène. Une leçon de "vivre ensemble"...

Curiosité sur le site cette année, une tour Eiffel de 31m de haut surplombait la colline face à la scène principale. L'excuse est toute trouvée pour ressortir les aquarelles, mais même plus petite, elle ne rentre toujours pas dans le carnet !


Le mois de juin s'est terminé avec une belle journée croquis à Colmar et la découverte du cloître du Musée Unterlinden que je n'avais encore jamais visité (honte à moi).

Clermont dessine!

Le week-end du 24 et 25 juin dernier a eu lieu à Clermont-Ferrand l'événement Clermont dessine! Enfin une occasion d'inviter les dessinateurs des quatre coins de la France à venir dessiner ici, alors que grand nombre d'entre eux ne connaissent la ville que lors du mois de novembre, pour le Rendez-vous du carnet de voyage. Au menu des ateliers menés par des amis Urban Sketchers que beaucoup connaissent: Lapin, Cat Gout, Emdé, Gérard Michel et Tazab. Pour ma part je me suis contentée des deux sketchcrawls menés dans le centre-ville le samedi et le dimanche, preuve qu'il en est que je n'ai pas encore tout dessiné de ma ville de cœur que je pensais pourtant avoir tellement croqué en long en large et en travers...






4.7.17

Le site minier du 9-9bis à Oignies, Pas-de-Calais

Le site du 9-9bis occupe une place particulière dans le patrimoine minier du Nord de la France. Il s'agit de la dernière fosse a avoir fermé en 1991.
Depuis à l'ombre du terril, le site a été habilement réhabilité avec la restauration des éléments traditionnels de l'architecture minière : le chevalet, le carreau, la salle des machines et la construction du Métaphone, un lieu dédié à la fois au spectacle et à la création musicale. Le bâtiment présente en plus la particularité de créer des sons au gré du vent.
Chaque année le festival des Rutilants y fait la part belle aux Brass Band et des visites guidées des salles des machines sont proposées par d'anciens mineurs. En 2017,  l'édition a eu une dimension particulière à l'occasion des 5 ans de l'inscription du bassin minier au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Découvrez ci-dessous deux petites vidéos de carnet feuilleté et d'autres images du site.

Le festival était joyeux et réussi, parfait pour une entrée dans le mois de juillet !


30.6.17

Après les journées USK Lorient : dur de revenir aux affaires courantes !

Oups ! Voilà déjà presque 4 semaines que les journées nationales USK France ont eu lieu à Lorient, et je n'ai encore rien posté dans le blog.
Dur de revenir au quotidien après de telles émotions ! J'ai trouvé formidable de voir tous ces sketchers et sketcheuses débouler de partout et croquer avec enthousiasme dans tous les coins de la ville. Quelle énergie ! J'ai apprécié la convivialité et la bonne humeur qui ont régné durant ces journées.
Quel plaisir aussi de faire connaissance avec des personnes que je ne connaissais qu'à travers leurs galeries, ça tisse de beaux liens, et ça augure d'autres rencontres pour partager la même passion !

Pendant ces journées, je n'ai pas eu énormément de temps pour dessiner, mais un peu quand même :


Un dessin du vendredi, assis sur les marches de l'hôtel d'agglo pour guider les sketchers vers le belvédère du 7e étage

Le samedi à Groix, la météo a été idéale, on ne pouvait rêver mieux, mer d'huile (ou presque !) pour la traversées, paysages de l'île sous le soleil, baignade (eh oui !) pour certains.... Les USK se sont dispersés dans tous les coins de l'île. Je suis allé avec un petit groupe vers le village de Locmaria, que j'aime beaucoup
Un croquis sur la plage avant le pique-nique
Et un autre sur les rochers si particuliers de la Pointe des Chats (réserve géologique)

Le dimanche, escapade par batobus de l'autre côté de la rade. Certains, comme moi, se sont arrêtés à Locmiquélic, d'autres ont poursuivi jusqu'à Port-Louis
Pour finir par croquer le Cargo (ex Cargo sentimental) bar-restaurant qui ouvre sur le port Sainte Catherine

Le lundi, temps beaucoup plus mitigé l'après-midi (j'étais de permanence sous le barnum le matin), on décide de partir à Larmor-Plage nous réfugier dans le bar de la Villa Margaret, qui fourmille de détails à dessiner


L'expo "Lorient se fait croquer" présentée dans l'hôtel Gabriel, a été prolongée d'une semaine. Beaucoup, beaucoup de visiteurs sont venus la voir. Les Lorientais ont été visiblement ravis (à lire le livre d'or) des images de la ville qui leur étaient offertes. Ils auront l'occasion de découvrir d'autres images, car Ouest-France nous a proposé de faire paraître un supplément de 8 pages, format tabloïd, composé uniquement (pas de pub) des dessins d'une vingtaine de sketchers qui ont illustré des articles du journal pendant les journées. Ce supplément sera tiré à plusieurs milliers d'exemplaires et sera distribué dans la pochette remise aux participants du festival Interceltique qui se tient ici en août (cette année : invitée d'honneur : l’Écosse)

Nous allons pouvoir bénéficier de l'élan donné par les journées. D'autres retombées vont suivre. Déjà, nous avons créé un nouveau groupe Flickr "les croqueurs de Lorient", qui se donne rdv en ville un vendredi matin sur deux.
J'ai créé aussi un groupe Flickr "journées nationales USK France Lorient 2017", où tous les sketchers sont invités à poster leurs dessins faits pendant les journées (et dûment estampillés !)

28.6.17

Antibes - Juan les Pins


Au port d'Antibes, le plus grand port de plaisance d'Europe m'a-t-on dit. 
On y trouve de petit voiliers et d'immenses richissimes yacht. J'aime beaucoup.


Plage de la Galice, entre le petit port de Juan et le grand hotel Eden Beach.


La promenade du soleil à Juan les pins où je vais souvent prendre mon café pour bouquiner.



Dans l'avenue Wilson en partant de Juan.


Dans la vieille ville d'Antibes, en direction de la mairie.



Au port d'Antibes. On voit toute l'année des bateaux magnifiques.

22.6.17

Rencontrez les correspondants : Claude Quintric > Camaret Sur Mer



Bonjour à tous !
Je suis très heureuse d'appartenir à cette grande communauté cosmopolite que constituent les Urban Sketchers...
Cette appartenance est récente. 
Urban Sketcher, depuis 2015, je ne dessine que depuis 2013...
En un premier temps, je disais que je n'avais jamais dessiné et puis je me suis rendu compte que j'avais enfoui au plus profond de ma mémoire les croquis de mon adolescence et les rêves qui me poussaient vers le stylisme ou l'architecture...
J'ai choisi une autre voie professionnelle et, c'est à 60 ans, que j'ai découvert le carnet de voyage puis le mouvement USK sur le marché Talon de MONTREAL.
Grande voyageuse, je croque activement mais à peine rentrée à la maison, je continue... Tout au bout du monde, à CAMARET SUR MER où je vis, les sujets ne manquent pas – Pas toujours très urbains, je concède, mais environnement oblige !

Plage de Goulien, vue sur les "Tas de Pois"
Mon univers, ce sont les plages, les falaises, les vieilles pierres et beaucoup de bateaux !!!

Hivernage sur le quai Téphany Camaret


En octobre 2015, j'ai rassemblé des amis croqueurs locaux pour créer un groupe sur le mode des «Croqueurs quimperlois » que j'étais allée rencontrer ;  ce sont les « Carnets de la presqu'île ». Tous les lundis, nous croquons dans le respect de la charte USK.
Le croquis a pris une place très importante dans ma vie. C'est un autre regard sur le monde, des moments apaisants et ressourçants et de formidables rencontres...

Manoir de Goandour Crozon (mon fournisseur de fromage de brebis)

La Tour Vauban CAMARET






16.6.17

CSBM

Croquis réalisés à Clichy-sous-Bois et Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, dans le cadre de ma résidence artistique au sein des ateliers Médicis. 

 








13.6.17

La Bretagne, ça vous gagne !

Je n'avais jamais mis les pieds en Bretagne avant que notre super équipe lorientaise ne nous concocte cette superbe 5ème rencontre nationale.  Voilà donc une lacune réparée, avec ces 4 jours sur place, du vendredi au lundi, au milieu d'une marée de croqueurs venus de tous les coins de France, du Québec, d'Allemagne et de Belgique - que serait une rencontre sans nos amis belges?  J'en oublie peut-être, d'ailleurs.  Une belle occasion de mettre des visages sur des pseudos étranges et de feuilleter en vrai ces carnets dont on ne fait qu'entrevoir les charmes sur les réseaux sociaux.  N'oublions pas non plus la découverte de nouveaux endroits à croquer, pour élargir un peu nos horizons familiers (enfin, surtout les miens, qui ne s'étendent guère au dela de la Bourgogne...): la Tour de la Découverte, la maison de l'Agglo, l'île de Groix, Port-Tudy, etc., tous ces noms qui recouvrent à présent une large palette de sensations, que j'ai tenté de mettre à l'abri dans mes petits carnets.

Premier volet d'un petit reportage d'une journée pour Ouest France

Fin du reportage et excursion à Groix

Un petit dernier pour la route avant le retour en bateau avec les copines

Petit croquis de Gabriel, croqueur croqué de Grenoble

Des fois, je cède à la pression et me lance sans dessin, pour faire plaisir à Marion Rivolier...

La pluie bretonne n'a pas voulu faire mentir sa réputation...
 Je profite de ce petit compte rendu pour remercier infiniment nos organisateurs  zélés, Sylvie, Gérard et Dominique, qui ont fait de ce séjour un moment mémorable, et dont j'ai adoré l'exposition à deux pas du barnum USk !  Merci à vous, vous avez placé la barre si haut qu'elle semble inaccessible !