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17.8.18

L'été à Nantes ou l'Art du Voyage

L'été, la ville de Nantes se met à l'heure artistique. Suivre la ligne verte est devenue une habitude des visiteurs occasionnels ou des nantais. À chaque coin de rue une oeuvre d'art s'immisce dans le paysage urbain, éphémère ou pérenne. Parfois, on a l'impression qu'elle vient d'être installée, parfois il nous semble qu'elle est là depuis des années, et la réalité est souvent l'inverse de ce que l'on pensait. En suivant le parcours de cette année, je me suis arrêtée pour croquer quelques installations qui m'ont tapé dans l'oeil, peut-être à cause de leur rapport au lieu dans lequel elles prennent place.

La plus déroutante est probablement l'installation 'Transfert', qui ne fait pas officiellement partie du parcours LVAN mais qui répond aux mêmes problématiques : faire découvrir au grand public des créations innovantes, dans une zone libre d'art et de culture, comme le définit Pick Up Production. Cette association nantaise défend la culture comme terrain d'expression pour le plus grand nombre. Ici, une fois s'être fait brumiser dans la gueule du serpent, on découvre des aires de jeux, des installations artistiques et architecturales et des espaces de restauration, qui s'animent au fil des semaines au rythme des concerts, spectacles de danse ou ateliers récup' et réparation (de vélos). Lorsqu'on arrive sur ce site ayant historiquement accueilli les abattoirs de Rezé, on voyage littéralement, le paysage est lunaire, désertique, il fait chaud ! Il y règne un petit air de Burning man diront certains, en tout cas on s'y sent dépaysé. Suite de l'histoire à découvrir jusqu'en 2022 !

Transfert, sur le site des anciens abattoirs de Rezé - août 2018
La suite du Voyage à Nantes m'a conduite au Jardin des Plantes, où Johann Le Guillerm a parsemé ses 'Architextures' au fil de la promenade. Parfois psychédéliques, mais toujours subtiles, ses lignes fines et blanches dansent avec la végétation, l'eau, l'air, la terre. Ici, la Racinante se contorsionne, saute de pelouse en pelouse jusqu'à atteindre une île végétale au milieu d'un étang. Délicate. Lumineuse. Parfaitement intégrée au parc.

La Racinante, de Johann Le Guillerm au Jardin des Plantes - août 2018

Restons dans le domaine aquatique pour plonger dans le grand bassin de la piscine Léo Lagrange, dans le quartier de l'île Gloriette (qui n'a plus rien d'une île). Ici les photos sont interdites, mais prendre le temps de croquer ces poissons volants depuis les gradins est une véritable aventure. L'air est moite, chaud et humide, on se croirait en pleine région tropicale, avec l'odeur de chlore en plus. Une installation poétique signée Julien Salaud. (Une oeuvre pérenne qui est exposée depuis plusieurs années déjà)

Mes tripes sont des poissons d'argent - de Julien Salaud à la piscine Léo Lagrange - août 2018

Dans le même quartier, le Quai de la Fosse est devenu Quai des Plantes. L'ancienne carrière de Chantenay se prépare à accueillir le futur Arbre au Hérons des Machines de l'Ile. Le parking sans âme s'est paré de verdure avec différentes pépinières regroupant les futurs arbres, arbustes et herbacées qui viendront peupler le parc de la carrière de Chantenay. Classées par collections, on découvre l'origine et l'histoire de ces 1000 plantes de façon simple et ludique.

Quai des Plantes - Quai de la Fosse - août 2018

Et pour terminer, retraversons la Loire pour l'observer d'un peu plus haut qu'habituellement. C'est avec Marion et Aliette, perchée sur un siège de surveillance que s'achève ce périple. Nous nous trouvons entre la Cantine du Voyage et ses lettres bleu-jaune-rouge et les anneaux de Buren, avec une vue plongeante sur le village aux maisons colorées de Trentemoult.

Quai des Antilles - août 2018
Vous pouvez retrouver et partager d'autres dessins du Voyage à Nantes dans le groupe facebook Urban sketchers Nantes nouvellement créé, en complément de la page Flickr du même nom. Bon voyage !

27.2.18

Rencontrer les correspondants : Charline Moreau > Nantes


Bonjour à tous ! 

Je suis ravie de rejoindre le blog USK France comme correspondante (et aussi un peu impressionnée), voici donc le pourquoi du comment je suis arrivée ici.

Originaire de la région nantaise, je me souviens avoir toujours dessiné depuis l’enfance, avec plus ou moins de réussite au début, j’ai pu améliorer ma technique en m’orientant vers des études d’Arts Appliqués, d’abord en Design d’espace puis en Architecture paysagère, de Nantes à Bordeaux. 

J’ai commencé à dessiner dans des carnets grâce au festival de peinture Montmartre à Clisson et son concours «Carnet de croquis», auquel j’ai participé pour la première fois en 2009, poussée par un grand frère pour qui le dessin est un talent inné. Le but était de réaliser 8 croquis en une journée, en s’immergeant dans le village à l’architecture italienne : un défi devenu plaisir à chaque nouvelle édition. 

Dans ces mêmes années, j’ai lu avec passion le livre «L’Art du Croquis Urbain» de Gabriel Campanario, sans que cela me vienne à l’esprit de devenir moi-même, un jour, une Urban Sketcher à proprement parler.


Participer aux festivals/concours de peinture m’a permis d’apprendre à dessiner sur le vif, afin de trouver la composition "idéale" pour mes tableaux en un rien de temps et capturer les ombres et lumières qui se déplacent pendant la journée.


Il y a deux ans, lorsque je suis partie terminer mes études en Erasmus à Gênes, en Italie, pendant 10 mois, j’ai utilisé le moins possible mon appareil photo, qui était d’ailleurs de mauvaise qualité. À la place, je croquais chaque village que je découvrais, pendant plusieurs heures, emmagasinant les souvenirs dans mon carnet. Un ami colombien m’a fait découvrir le groupe Facebook Urban Sketchers et ses milliers de croqueurs, ce qui m’a confortée et encouragée à poursuivre sur ma lancée. Finalement, je suis rentrée en France avec plus de 100 croquis, et j’ai simplement continué à dessiner en voyageant depuis ma réinstallation à Nantes. J’ai depuis dessiné Bordeaux, Montpellier, Le Mans, Paris, St Nazaire, Marseille... à chaque voyage son souvenir. Au fil des mois, j’ai commencé à partager mes dessins sur le groupe Facebook Urban sketchers, puis sur Flickr, découvrant en même temps toujours plus de talentueux croqueurs.

Marseille, Cours Honoré Estienne d’Orves depuis le 3e étage d'un immeuble donnant sur la place, 30&31 décembre 2016



Grand Théâtre, Bordeaux, à l’abri de la pluie derrière les colonnes de l’Opéra, encre et aquarelle



Habituée à dessiner en solitaire, voir cette communauté s’entraider et se rencontrer au fil des années m’a donné envie de dessiner en groupe, ce que je fais les lundis soirs depuis quelque mois. Prochaine étape : aller dessiner avec le groupe Urban sketchers de Nantes.
Les Bords de l'Erdre, Quai Ceineray, à Nantes, été 2016
Côté technique, je privilégie l’aquarelle pour sa transparence et sa rapidité d’exécution, de séchage et la simplicité de transport (une boîte, deux pinceaux, un pot pour l’eau et c’est rangé !). J’utilise également les stylos à encre de différentes épaisseurs lorsque la scène m’inspire plutôt pour son graphisme et ses détails que pour ses couleurs.


Le Passage Pommeraye, à Nantes : mon défi de chaque nouvelle année, en choisissant des perspectives un peu plus complexes à chaque fois

Les vues panoramiques et/ou en "vue d’oiseau" sont mes sujets de prédilection. Bizarrement, la complexité d'un paysage ou d'une architecture ne m’effraie pas, au contraire, plus ce sera difficile à dessiner, plus j’arriverai à le comprendre en détail et à retransmettre son ambiance à travers mon illustration. Le dessin in situ permet au dessinateur de partager son ressenti par rapport à un lieu précis à un moment donné. C’est pourquoi la composition a une importance primordiale pour moi : il faut réussir à faire «entrer» le spectateur dans un univers qu’il ne connaît pas, le faire voyager.

Coucher de soleil sur L’Erdre depuis les berges du Lieu Unique, à Nantes, automne 2017


J’aime mêler l’architecture et végétation dans mes croquis, l’un mettant souvent en valeur l’autre, par leurs lignes, textures et couleurs différentes. Et enfin, le travail des ombres et des lumières se révèle indispensable à la bonne compréhension de l’ambiance du lieu (un peu plus difficile lorsque le soleil n’est pas de la partie cependant...). 

Merci de m'accueillir, et j’espère vous rencontrer bientôt, à Porto ou lors de prochains événements réunissant les croqueurs de France :)

Charline

8.10.14

Maisons rouges




Avant-hier, pendant que l'orage noyait Montpellier j'étais au cinéma pour voir "Still the water" (véridique!) Quelle bonne surprise que de retrouver plusieurs décors et habitations par lesquels je suis passé lors de mon séjour dans les îles Ryûkyû en 2012. Ici par exemple, un croquis de l'arbre qui est au cœur du film, et de l'auberge en bois qui le jouxte.

13.5.14

9.9.13

Devoirs de vacances en Normandie : fournitures scolaires chez Denis Beaux Arts


Deauville-Villa Strasburger

A Deauville, le festival du film Américain se termine. C'est l'occasion de dessiner la Villa Strassburger, haut lieu de fête, où Carla Bruni s'est promenée avec Michelle Obama, c'est dire...
A l'origine, c'est un éleveur de chevaux Américain qui l'a bâtie face aux écuries. D'ailleurs, j'entends les chevaux de course passer dans mon dos, et ça sent le musc et la paille...

Mais le grand moment pour moi, là, c'est que je baptise mon pinceau "Denis Beaux Arts", acquis sur les conseils de Juliette Plisson et Vincent Desplanche, en cherchant un pinceau Escoda, et bien voilà !

Difficile à dénicher, le magasin Denis Beaux Arts se mérite...

Sur son site, il dit : "Notre magasin est une sorte de forum où les idées vont bon train" et avec ça il a tout dit. C'est un marchand de couleurs, un vrai, qui invente le matériel qu'on ne trouve pas... Marc Foly trouve ses couleurs chez lui.

Et voilà qu'au lieu d'un Escoda, je découvre une de ses inventions : un pinceau conçu avec un réservoir, moitié synthétique et naturel. On obtient une précision à couper le souffle !

Denis Beaux Arts - fantastic art shop

Autre découverte, les sticks de chez Daniel Smith ! (1 stick = 3 ou 4 godets...)

Apparemment, il existe un mini set de six sticks. Mais c'est aussi simple de composer son set : j'ai choisi la triade de Shari Blaukopf : aureolin, alizarin crimson et ultramarin.

Denis Beaux Arts - fantastic art shop

Denis Beaux Arts est le seul fournisseur de Daniel Smith en France.
Ce sont des aquarelles des Etats Unis, avec des couleurs denses. Paul Wang utilise cette marque.
Il existe des palettes de peintre en échantillon, celles d'Alvaro Castagnet, de Joseph Zbukvic... La marque présente ce concept dans cette vidéo.

Denis Beaux Arts - fantastic art shop

Autres joujous : des barres de graphite et d'encre noire à utiliser comme les sticks !
Bon, c'est pas le tout de s'équiper, il va falloir essayer tout ça : bientôt j'espère, ce sont des couleurs parfaites pour les saisons qui s'annoncent...

Denis Beaux Arts - fantastic art shop

Pour trouver le magasin, j'ai pisté le chemin des Indiens depuis le centre-ville de Caen :
Hippodrome la prairie > Stade Venoix > Concessionnaire Renault = tourner à gauche
ZA La grande Plaine > puis suivre les panneaux Denis Beaux Arts !
(notez le, parce que je suis de la région, hein, et je me suis perdue...)
Denis Beaux Arts - fantastic art shop Denis Beaux Arts - fantastic art shop

Premiers essais avec mes nouveaux pinceaux...
Lever de soleil et brume sur la Touques (mazette, ça sent l'automne !)
Normandy Holidays Homework #5 - Denis Beaux Art, enjoying !

Un peu plus tard au bord de la rivière. On entendait les mouettes crier, mais pas pour les chalutiers, on sortait les poubelles du supermarché ! Tout n'est pas perdu, j'ai vu un renard attraper un lapin dans le champ d'en face, comme au bon vieux temps...

Normandy Holidays Homework #5 - Denis Beaux Art, enjoying !

Et un dernier coucher de soleil pour la route, depuis la baie de Seine, le port du Havre en fond. Un Monet démonétisé en quelques sortes (bon, le Monet démonétisé est une oeuvre déposée par François Morellet, ça ressemble un peu à cette installation...)

Normandy Holidays Homework #5 - Denis Beaux Art, enjoying ! Sunset at le Havre

Je ne quitte plus mes pinceaux ! En tout cas, depuis on me parle souvent de la précision de mes dessins. Merci qui ? Merci Denis Beaux Arts

Allez, une dernière vidéo Daniel Smith avec le Che : Red Pepper rocks !


Tous mes "devoirs de vacances en Normandie" :

6.5.13

Le croquis en randonnée


Le croquis en randonnée n'est pas toujours aisé quand on est en groupe, il ne faut pas faire attendre les autres … On peut profiter d'une halte pour le déjeuner, de l'arrivée à l'étape le soir, mais souvent on a seulement le temps de mettre quelques couleurs sur son carnet, directement à l'aquarelle pour essayer de saisir l'instant …
Le cirque de Cilaos

Ce jour là il pleuvait un peu (de la "farine" comme on dit ici) dans le cirque de Salazie, ce qui explique les petites auréoles ...

La Pointe au sel

Bassin vital dans les hauteurs de Saint Paul

Forêt de cryptomérias sur la route du Maïdo

Vue de Cilaos au sommet du col du Taïbit

Marla dans le cirque de Mafate

26.3.13

Derniers avant l'avion…

Petite balade depuis mon quartier de Kôbe jusqu'à la station Shinnagata où se trouve une statue massive du robot Tetsujin 28 créé par le mangaka Mitsuteru Yokoyama. La statue symbolise la reconstruction de la ville après le grand tremblement de terre de 1995.