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19.9.19

Le sentier des douaniers (Cap Corse)


Le sentier des douaniers, c'est un chemin de randonnée, tout là-haut, tout au bout du bout du Cap Corse, à Macinaggio.
Partant de ce village touristique, il serpente le long de la côte en passant par Tamarone, une petite plage équipée d’un bar/restaurant, Barcaggio, un village de pêcheurs, et se termine à Centuri, de l’autre côté du cap Corse.
Il fait découvrir la beauté de cette côte, les roches vertes, les tours de surveillances (en mauvais état pour la plupart d’entre elles) construites par la République de Gênes au XVIe siècle, les petites îles  (Finocchiarola, Giraglia) entourées de bateaux de plaisance d’un blanc éclatant sur fond de mer turquoise, les criques discrètes ou on peut parfois croiser quelques naturistes. Il faut cependant faire attention, la végétation est basse et il y a peu d'endroit ou l'on peut éviter le soleil, j'en ai fait l'amère expérience. 6 heures de marche sans chapeau (je l'avais oublié !), ça laisse des traces !

Macinaggio, le début du sentier des douaniers

Une tour de surveillance

Barcaggio

Centuri

Centuri


Le Sentier des douaniers, un peu avant  Centuri




3.10.17

Exposer un carnet de voyage

En juin dernier, j’ai été invité à participer à une exposition dont le thème était « passage ». J’ai réfléchi et décidé de faire ce que je fais le mieux (je crois) : un carnet de voyage. J’ai donc commencé ce carnet le 13 juin en essayant de coller au thème. Je l’ai trimbalé durant 2 mois et demi dans mon sac en m’obligeant à le remplir de manière aussi régulière que possible au rythme d’une double page tous les deux jours à peu près. Le dernier dessin a été fait la veille du début de l’expo.



Une de mes  appréhensions était de rater des pages, ce qui m’arrive régulièrement avec mes carnets habituels. À mon grand étonnement, je me suis aperçu, chemin faisant, que la contrainte de l’expo me rendait plus rigoureux, plus concentré. J’ai réussi, pour quelques dessins très mal engagés, que j’aurais sans doute abandonnés dans un carnet normal, à récupérer les erreurs et à produire quelque chose de correct, voire intéressant. L’averse par exemple, a été dessinée sous un pont, à genoux, pluie dans le visage et j’ai eu très peur d’avoir une page inmontrable. Je crois que l’ambiance, au final, est plutôt réussie. https://www.flickr.com/photos/claudemargny/36139908624/in/dateposted-public/

Pour que le carnet soit aisément consultable, je l’ai attaché, à l’aide de deux plaques de plexiglass et de princes, sur un support dur (carrelage noir), le tout posé sur un lutrin.


Ma crainte était qu’il soit trop manipulé, qu’il en souffre et ne tienne pas le temps de l’expo (une semaine) d'autant que je ne l'avais pas ménagé durant deux mois et demi.



A ma grande surprise, les gens ont été très respectueux, bien que beaucoup consulté (certaines personnes m’ont dit l’avoir feuilleté entièrement) il a très peu souffert, je l’ai retrouvé dans le même état qu’au début de l’expo.


L’ensemble du carnet (78 pages) est visible ici.
https://www.flickr.com/gp/claudemargny/0d972k

15.4.17

c'est le printemps


Fin mars, début avril, le soleil réapparaît. Les rues se colorent, de rose, de jaune, de vert... Les ombres dessinent les fenêtres, courent sur le sol. Le croquis est redevenu agréable, on peut s’asseoir une demi-heure sans avoir froid. Les parcs sont emplis d’étudiants, assis par terre, lisant ou consultant leur téléphone. Les rue grouillent de piétons et piétonnes, encore un peu indécis, écharpe et manteau ou tee shirt et jupe courte. Les terrasses sont animées, colorées, bruyantes.
C'est le printemps !
Margny-lès-Compiègne

des toits
Une terrasse près du château
Margny, le parc de la mairie

16.12.16

Le parc en hiver

https://www.flickr.com/photos/claudemargny
Le parc du château, l’hiver, est quelque peu déserté. Quelques habitués font leur balade, un des gardien passe, débonnaire, et regarde sur mon épaule pendant que je fais un croquis. L’ambiance est hivernale, les lumières rasantes (fin de journée, vers 16 heures) le ciel est bleu cyan, les arbres orangers (un orange à la fois lumineux et un peu bistré).
Anatole Marquet, Chloé à la fontaine, marbre signé et daté, salon de 1873. Entré à Compiègne en 1873.


Lion, copie de la fin XVIIIe provenant de la façade du palais des Tuileries détruit en 1871
Façade côté parc. Au premier plan Cain maudit le seule statue drapée de bleu, semble observer le château,
tel un "Belphégor" compiégnois
Pour des raisons de sécurité (le gel peut les abîmer), et peut-être pour qu’elles ne prennent pas froid, les statues sont couvertes de toiles - plutôt inesthétiques. Je n’ose imaginer ce que pense la belle Chloé (Chloé à la fontaine) de cet accoutrement ridicule.

https://www.flickr.com/photos/claudemargny
Le berceau dit «de l’impératrice» permettait d’aller du château à la forêt à l’abri du soleil (à l’époque, les peaux cuivrées suite aux expositions prolongées au soleil n’étaient pas de mise, on leur préférait les peaux blanches et laiteuses. En dessinant, j’imagine Napoléon III et Eugénie passant devant moi, accompagnés de Prospère Mérimée, de Violet le Duc... lors des «séries», organisées à Compiègne (presque) tous les automnes de 1851 à 1870.
https://www.flickr.com/photos/claudemargny

7.10.16

Rencontrez les correspondants : Claude Guillon > Compiègne



J’aime le croquis en situation, sans filet, fait debout ou plus ou moins bien installé, avec un crayon pas toujours coopérant (notamment quand il s’agit d’un stylo plume), sous la pluie, dans le froid ou en plein cagnard, fait d’un trait imprécis, parkinsonien parfois mais qui (sauf accident) donne au final une vision vivante et singulière de l’endroit dessiné. C’est très étonnant, mais imparable. Le même dessin repris, léché, peaufiné, chouchouté, câliné au chaud sur une table à dessin… n’a plus rien dans le sac ! Allez comprendre !
De très très jolis pylones électriques au dessus de chez moi
Dos à l'entrée principale du château, Compiègne

Je participe à Urban sketchers depuis peu de temps, mais j’ai déjà beaucoup appris. Appris à être patient, à ne pas abandonner le croquis trop tôt, de peur ne ne pouvoir le publier. J’ai découvert l’incroyable diversité des regards, des traits, des couleurs, et la singularité de chacun. Il y a une émulation certaine, quelque chose qui pousse à être plus original, à choisir au mieux le cadrage, le sujet, la technique, le papier… à faire mieux que le précédent croquis, à se renouveler…


Je suis graphiste, j’habite Margny-lès-Compiègne. Je suis originaire des Ardennes, j’y retourne de temps en temps et en ramène quelques croquis. J’ai fait les Beaux-Arts de Reims il y a quelques siècles. Avant de vous rencontrer, j’étais un grand malade, incapable de dessiner sous le regard de quelqu’un. Je suis en voie de guérison et espère bientôt participer plus activement aux différentes activités du groupe.
Une rue de Margny-les-Compiègne juste avant la nuit

mon flickr