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16.12.16

Le parc en hiver

https://www.flickr.com/photos/claudemargny
Le parc du château, l’hiver, est quelque peu déserté. Quelques habitués font leur balade, un des gardien passe, débonnaire, et regarde sur mon épaule pendant que je fais un croquis. L’ambiance est hivernale, les lumières rasantes (fin de journée, vers 16 heures) le ciel est bleu cyan, les arbres orangers (un orange à la fois lumineux et un peu bistré).
Anatole Marquet, Chloé à la fontaine, marbre signé et daté, salon de 1873. Entré à Compiègne en 1873.


Lion, copie de la fin XVIIIe provenant de la façade du palais des Tuileries détruit en 1871
Façade côté parc. Au premier plan Cain maudit le seule statue drapée de bleu, semble observer le château,
tel un "Belphégor" compiégnois
Pour des raisons de sécurité (le gel peut les abîmer), et peut-être pour qu’elles ne prennent pas froid, les statues sont couvertes de toiles - plutôt inesthétiques. Je n’ose imaginer ce que pense la belle Chloé (Chloé à la fontaine) de cet accoutrement ridicule.

https://www.flickr.com/photos/claudemargny
Le berceau dit «de l’impératrice» permettait d’aller du château à la forêt à l’abri du soleil (à l’époque, les peaux cuivrées suite aux expositions prolongées au soleil n’étaient pas de mise, on leur préférait les peaux blanches et laiteuses. En dessinant, j’imagine Napoléon III et Eugénie passant devant moi, accompagnés de Prospère Mérimée, de Violet le Duc... lors des «séries», organisées à Compiègne (presque) tous les automnes de 1851 à 1870.
https://www.flickr.com/photos/claudemargny

7.10.16

Rencontrez les correspondants : Claude Guillon > Compiègne



J’aime le croquis en situation, sans filet, fait debout ou plus ou moins bien installé, avec un crayon pas toujours coopérant (notamment quand il s’agit d’un stylo plume), sous la pluie, dans le froid ou en plein cagnard, fait d’un trait imprécis, parkinsonien parfois mais qui (sauf accident) donne au final une vision vivante et singulière de l’endroit dessiné. C’est très étonnant, mais imparable. Le même dessin repris, léché, peaufiné, chouchouté, câliné au chaud sur une table à dessin… n’a plus rien dans le sac ! Allez comprendre !
De très très jolis pylones électriques au dessus de chez moi
Dos à l'entrée principale du château, Compiègne

Je participe à Urban sketchers depuis peu de temps, mais j’ai déjà beaucoup appris. Appris à être patient, à ne pas abandonner le croquis trop tôt, de peur ne ne pouvoir le publier. J’ai découvert l’incroyable diversité des regards, des traits, des couleurs, et la singularité de chacun. Il y a une émulation certaine, quelque chose qui pousse à être plus original, à choisir au mieux le cadrage, le sujet, la technique, le papier… à faire mieux que le précédent croquis, à se renouveler…


Je suis graphiste, j’habite Margny-lès-Compiègne. Je suis originaire des Ardennes, j’y retourne de temps en temps et en ramène quelques croquis. J’ai fait les Beaux-Arts de Reims il y a quelques siècles. Avant de vous rencontrer, j’étais un grand malade, incapable de dessiner sous le regard de quelqu’un. Je suis en voie de guérison et espère bientôt participer plus activement aux différentes activités du groupe.
Une rue de Margny-les-Compiègne juste avant la nuit

mon flickr