5.11.12

Barbezieux, volet 1 : ses âmes


En visite dans les Charentes. Un dimanche matin à Barbezieux, à part un égaré qui cherche une boulangerie, toutes les rues sont vides. Il pleuviotait, donc je cherchais un abri. Un dimanche, c’est église ou café, j’ai fait les deux !

Pour le premier, je me suis isolée sur un banc d’une des travées de côté et j’ai finalement assisté à la messe entière, concentrée sur l’espace et mes lignes. Mon esprit de temps à autre captait quelques paroles sur les disciples, je voyais les gens se lever, s’asseoir, se lever, selon un rite bien intégré, jusqu’au moment où quelque chose m’a vraiment fait sortir de ma bulle : une dizaine  de voisins distants de plusieurs rangées de bancs se sont approchés de moi, et m’ont serré la main, les yeux bien campés dans les miens, avec plein de mots gentils, pendant que je tentais maladroitement de ne pas faire tomber mon carnet et les liners tout en leur serrant la main à mon tour… c’était le partage d’un moment de paix ai-je appris plus tard, et c’était plutôt agréable somme toute. Inculte en matière de culte, je n’oublierais pas cet instant :




Après ça, j’ai été faire un tour au café, pour un autre culte : café, bière, télé, et papote de résultats sportifs. Les mêmes regards un peu curieux posés sur moi et mon carnet :



J’ai remis ça le 1er novembre, du côté église, mais avant la grande messe : 


Taux de fréquentation de l’église : 60% de l’espace
Taux de fréquentation du café : 20% de l’espace

Croquis liner couleur et liner noir, feutre noir, aquarelle.

2 commentaires:

Emily Nudd Mitchell a dit…

J'aime beaucoup le type du café qui te regarde d'un air perplexe !

silke conquet a dit…

merci Emily !