7.12.12

"Sens donc, j'ai pris une froid sur la joue"

Je ne pouvais dissocier ce croquis du poème de  Rimbaud "La maline"...
Au cours de mes errances de sketchers (ou flanneries attentives), je cherche mes sujets comme on recherche des odeurs chaudes et parfumées d'une cuisine de campagne...
Là, sur les Allées (notre boulevard sacré), j'ai retrouvé ce contentement des sens...
A travers ce croquis, je percevais la même "couleur brune" mélée d'odeurs de meubles cirés, de parfum de fruits et de repas.
Comme Rimbaud, j'explorai les lieux par plans rapprochés : les arbres, la façade, les fenêtres et enfin les chiens-assis transis sous le froid comme la serveuse du poème qui tapote sa joue pour demander un baiser...
"La Maline" Cahiers de Douai Octobre 1870

8 commentaires:

Michel Jacquard a dit…

les rappels au poète donnent encore plus de charme à ce dessin qui déjà existe par lui-même.

silke conquet a dit…

l'ambiance hivernale, ton angle de vue, ton attachement pour ces chiens assis dans le froid est si bien rendu par ce rappel à Rimbaud. N'oublions pas la chaleur des baisers !!

Mr Tazab a dit…

c'est un vrai petit chef d'oeuvre, ce post!

Bertrand Misischi a dit…

Splendide!
A tous les amoureux de Rimbaud, je conseils la magnifique BD de Benjamin Flao et Christophe Dabitch : "La ligne de fuite"

Carnet de BRU a dit…

Merci Michel !

Carnet de BRU a dit…

Tu as raison !

Carnet de BRU a dit…

Merci Cédric !

Carnet de BRU a dit…

On va y aller faire un tour...Merci pour commentaire